Je suis seulement passé de l'autre côté.
Je suis moi. Tu es toi.
Ce que nous étions l'un pour l'autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
Parles-moi comme tu l'as toujours fait.
N'emploie pas un ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, sourie, pense à moi, prie avec moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.
La vis signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été : le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée ? Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je ne suis loin, juste de l'autre côté du chemin.
Tu vois, tout est bien.
Ne pleure pas si tu m'aimes.
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche !...
Si un instant tu pouvais contempler comme moi la beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent !...
Essuie tes larmes et ne pleure pas si tu m'aimes.